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Villes et Villages des Pyrénées Orientales

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> SAINT MICHEL DE CUXA - Le Guide 66 - Pyrénées Orientales

La première citation connue des Angles remonte à l'an 908 (Sanctus Salvador de Angulis).

On trouve ensuite en 965 alternativement les graphies Angulas et Angulos.


L'Abbaye de Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà), qui avait obtenu le territoire d'Els Angles, du comte Sunifred de Cerdanya, conserva ce bien depuis le Xe siècle jusqu'à la Révolution Française.


Du noyau médiéval il ne reste que quelques vestiges du château, l'église Sant Salvador ayant été complètement reconstruite au siècle dernier.


Vallsera était un hameau avec son église romane, dont le nom proviendrait de Vall Ossera (vallée aux ours);

Au cours de récents travaux à urbanisation, quelques vestiges préhistoriques y ont été découverts.


Les Angles, partage avec Matemale (Matmala), une très belle forêt de conifère (bosc de la nata), dont les bois étaient particulièrement et prisés pour la construction navale catalane; Ainsi, la majeure partie de nos barques catalanes, mais aussi de navires plus anciens et de plus fort tonnage, utilisèrent-ils le "Pide la Mata" (pin de la Mata) pour la fabrication de leurs coques et de leurs espars.


La commune est entièrement située sur un versant exposé au sud, faisant face au mont Canigou entre la vallée de la Têt.


Les affluents de la rivière ont découpé des vallons profonds, particulièrement celui qui sépare les deux villages de la commune, Arboussols et Marcevol.


Sa première mention date de 1011 dans un document récapitulant les possessions de l'Abbaye Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà), Arboussols y apparaît à travers son église Sainte Eulalie.


L'église Sainte Eulalie est de facture classique, elle fut construite suivant le style roman catalan.


Au début du XIIe siècle le Prieuré de Marcevol vint s'installer à proximité. A cette époque, un prieuré était la garantie de pouvoir survivre, mais aussi d'être protégé des agressions extérieures, le prieuré servant alors de forteresse.

Si Baho est cité en 843, c'est qu'à cette date son territoire fut l'objet d'un litige que l'on trancha dans les murs du monastère voisin de Sant-Estève.


Baho fut donné en 988 par le Comte de Cerdagne à l'Abbaye de Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà), qui en conserva la seigneurie jusqu'à la Révolution.


C'est en partie grâce aux moines de Cuixà que fut mis en place le système d'irrigation médiéval.


En l'an 1173 le roi Alphonse donne la permission à l'Abbé de Saint-Michel, de construire à Baho une forteresse en terre ou en pierre et même une tour.


La population est en constante augmentation jusqu'au milieu du XIXe siècle, puis elle décline peu à peu. Mais la tendance s'est nettement inversée à partir des années 50, sous l'effet conjugué de l'essor de l'arboriculture et de la proximité de Perpignan.

Il faut attendre le Xe siècle pour trouver mention de Baillestavy comme possession de l'Abbaye de Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà).


A partir de 1255, il est fait mention du "Puig del Castell, un donjon accompagné d'une enceinte et de quelques bâtiments.


Le donjon sert aujourd'hui de clocher à l'église paroissiale.

Vers la fin du XIIIe, les habitants montent vers le "Castell" pour trouver une sécurité.


Le Traité des Pyrénées, en 1659, consacrait l'annexion du Roussillon, du Conflent, du Vallespir et de la Cerdagne par la France. Cependant, Louis XIV avait garanti aux Catalans le maintien de leurs privilèges, en particulier le droit d'acheter le sel sans imposition.


En 1667, l'instauration de la gabelle supprime ce privilège et provoque une révolte qui, partie du Vallespir, s'étendit ensuite au Conflent.


Josep de la Trinxeria de Prats de Mollo prit la tête du soulèvement.


L'Hereu Just, un contrebandier de Baillestavy, fût son lieutenant et écuma les montagnes à la tête d'une bande de 28 hommes. Ces révoltés passés maîtres dans l'art de la guérilla, étaient surnommés les "Angelets de la terra".


Après avoir tenu tête à l'armée de Louis XIV, ils furent finalement repoussés en 1670 et se réfugièrent en Espagne.

Deux mégalithiques, notamment au Coll de les Arques (pierres dressées) et au Cementeri dels Moros (dolmen ruiné), attestent d'une occupation préhistorique des environs.


Boule-d'Amont est mentionné à partir du Xe siècle (Bula en 942, puis Bula Subirana en 1062) , le village est rattaché à la vicomté du Vallespir à la fin du siècle.


L'Abbaye Saint-Michel de Cuxa y possède des terres à partir du XIe siècle.


Au XIIIe siècle Boule d'Amont fait partie de la seigneurie de Corsavy, droit seigneuriaux partagés avec le Prieuré de Serrabone et l'Abbaye Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà).


La population du village augmente au XIXe siècle (536 habitants en 1834) avant de diminuer en dessous de la barre des 50 dans les années 1970 en raison de l'exode rural.

La silhouette du village surplombe la vallée de la Têt et l'impressionnant défilé des Graüs (terrasses en degrés qui dessinent des côtes sur le flanc des montagnes, et épousent les pentes escarpées des gorges).

Un cheminement vous mènera au hameau préservé de Llar à l'architecture remarquablement bien préservée.


Première mention en 846 sous la forme Canavelles, reprise par la suite avec diverses variantes : Canabellas, Kanavellas, Canavellis (forme latinisée), Canavellas (forme hispanisée).


Au IXe siècle, la majeure partie du territoire de l'actuelle commune appartenait à l'Abbaye de St André d'Eixalada, qui deviendra plus tard St Michel de Cuixa.

C'est d'ailleurs cette dernière abbaye qui conservera la seigneurie de Canaveilles jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.


A noter cependant l'existence d'une famille de Canavelles, mentionnée du XIIe au XIVe siècle, qui semble avoir été chargée par Cuixa d'assurer la défense militaire des lieux.


Dernier lieu habité au moyen âge, le petit village de Llar, à 1200 mètres d'altitude, au nord de Canaveilles.

Il est mentionné dans les textes dès le IXe siècle, et fut lui aussi possession de l'Abbaye de Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà), avant d'être cédé en 1492 à un certain Joan Cirac i de Serrabou, bourgeois de Villefranche, dont les descendants se nommeront Llar (Guerau de Llar, 1592).


Compromise dans la conspiration de 1674 contre les Français, cette famille verra ses biens confisqués.

Le dernier seigneur de Llar fut un certain Jaume Costa. Le village conserve une église romane dédiée à saint André, aujourd'hui ruinée.


A noter aussi la présence d'une tour de défense, sans doute élément d'un château plus important.

Llar a été intégré à la commune de Canaveilles en 1821.


C'est vers l'an 1000 que Guifred II, Comte de Cerdagne et du Conflent, décide de construire sur ce versant du Canigou un monastère destiné à recevoir une communauté de l'ordre de Saint Benoît.


Il est appuyé dans son projet par son frère Oliba, l'un des plus grands abbés de l'Abbaye Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà).


Les moines bénédictins occupent l'abbaye jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. En 1786, les cinq derniers moines quittent l'abbaye qui est alors officiellement supprimée.


C'est alors l'abandon complet pendant 120 ans.

La première mention certaine de Catllar remonte à l'an 948 sous la forme Castellanum, puis Castla, Castlano, Castlan du XIIe au XIVe siècle, Calla en 1359, Catllà en 1612.


Au XVIIe siècle, apparaît parfois la graphie erronée Callar, qui sera malheureusement reprise par la suite.


La préhistoire a laissé des traces sur le territoire de la commune, au nord, à la limite avec les communes d'Eus et de Molitg, sous la forme d'une sépulture en coffre et de deux dolmens, dont un malheureusement ruiné.

Un autre dolmen a été découvert récemment plus à l'est, à la Serra Mitjana.


Son église fut consacrée en 1073 et placée directement sous le contrôle de Saint Michel de Cuxa. Il s'agit d'une église romane (évidement) dédiée à St André.

Les quelques manifestations thermales à peu de distance de la ville lui ont donné son nom; En effet les appellations romanes et catalanes "Calders" ou "Calderes" proviennent du latin "Caldarius" qui signifie chaudron ou étuve, et associées souvent à des sources thermales; les armes de Caudies figurent d'ailleurs un chaudron sang sur fond or.


L'orthographe Caudiers bien que conforme à la graphie catalane d'origine, respecte la forme occitane de la localité, devenue d'usage courant.


La première mention de "Caldarius" figure sur un document de l'an 1011, conférant des droits à l'Abbaye de Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà), et plus tard apparaît une famille "Calders" vassale des vicomtes de Fenollet; Cette famille s'apparentera d'une part avec ces même vicomtes, et avec la maison vicomtale de Castellnou.


Après le Traité de Corbeil (1258) par lequel la couronne catalano-aragonaise cédait cette partie de ses terres à la couronne française, Caudiers devint possession royale jusqu'à la Révolution Française.


Caudiers, place frontière entre la France et la catalogne, se trouva dans une situation inconfortable qui lui valut d'être témoin et quelquefois victime de quelques conflits.


La grande Tour fortifiée construite par le vicomte Arnau de Fenollet, fin XIIe siècle, fut restaurée au milieu du XIVe siècle par le gouverneur du Languedoc, afin d'assurer un abri à la population pendant ces épisodes tragiques.


Le sanctuaire de la Val (Nostra Dona de la Vall) fut donné en 1011 au monastère du château de Fenollet, par le Comte de Besalú Bernart Tallaferro.


Le château de Castellfisel, édifié au XIIe siècle par les vicomtes de Fenollet fut inféodé au XIIIe siècle à une famille occitane qui prit le nom du château.

Un domaine d'époque romaine est a l'origine du nom de la localité mentionné "Villa Clérani" ou "clarianum", à la fin du IXe siècle.


Cette localité fut acquise en 878 par Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà) , qui la conserva jusqu'à la Révolution Française.


Le hameau de Villerach rattaché a la commune de Clara en 1822 s'était constitué au cours du XIIe siècle à l’abri du château de Sant Esteve de Rohers.


Ce château très primitif était déjà érigé en château comtal au IXe siècle sous le comte Salomo de Cerdanya; restent encore visible les soubassements perchés au sommet d'un rocher.

Le latin "Cote" (roche ou galet) est a l'origine du Catalan "Códol" (galet), dont "Codolet" puis "Codalet" dériverait.


La localité conserve des pans de la muraille fortifiée et d'une tour plus récente (XIVe siècle).


Le monument majeur de Codalet est toutefois la prestigieuse et universellement connue Abbaye de Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà).


Au commencement le moine Protasi fit édifier l'église Sant Germà (Ière moitié du IXème siècle), associée a Sant Andreu d'Exalada (Thuès).


La communauté d'Eixalada, rescapée d'une crue de la Têt qui emporta le monastère, en octobre 878, se réfugia à Cuixà et se regroupa avec la communauté de Sant Germà.


C'est alors que se fonda l'Abbaye Sant Germà de Cuixà, sous la protection des comtes Miró el Vell et Sunifred de Cerdanya-Conflent; C'est cette famille comtale qui favorisa le nom de Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà) et qui lui permit de prendre une dimension considérable.


Après que l'Abbé Oliba évêque de Vic, et promoteur de la fameuse "trêve de dieu" de "Toluges" ait effectué les premiers grands travaux sur Cuixà (dont les deux tours clocher).


Jusqu'en 1046, ce fut Grégori , Archevêque de Tarragona que fit édifier le grand cloître roman jusqu'en 1150.


Une partie des éléments originaux de ce cloître est reconstitués au "Cloyster muséum" de N.Y.C, ainsi que dans un musée de l'Ohio.

Les nombreux vestiges romains découverts sur Espirà confirment l'origine latine de "Asperianum" qui à évolué ensuite vers la forme catalane ancienne "Aspira" qui est sa graphie exacte.


La ville s'est édifiée à partir du XIe siècle, autour de l'église Santa Maria, possession des seigneurs de Parestortes.


Ces derniers la cédèrent à la fin du XIe siècle, à l'Abbaye de Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà).


Cette église fut l'objet de nombreux litiges quand à sa propriété, entre Elna, Cuixà, et le monastère d'Arles de tech; l'évêque d'Elna, Udalgar de Castellnou l'érigea en prieuré après l'avoir échangé à Sant Miquel de Cuixà.


C'est à la fin du XIV siècle que s'y effectuèrent des fortifications, alors que le prieuré était réuni à "La Réal" de Perpinyà.


L'église d'Espirà de l'Agli est un monument roman d'une remarquable richesse architecturale, l'appareil est très soigné et les ornementations fort belles, œuvre d'un atelier de la Comarca de l'Urgell (contrée jouxtant la basse Cerdagne).

Le nom d'Estavar (noté stavar au IXe siècle), ainsi que la majeure partie des lieux-dits ou localités de la haute Cerdagne, est d'origine pré-latine: "esta" qui signifie s'établir, est associé à un suffixe pré-indo-européen "var" ou "bar", qui signifie au-dessous.


Le sens de ce nom serait donc la "ferme ou demeure d'en bas", et son contraire "ferme d'en haut" serait désigné par Estahuja.

De même, le hameau de Bajanda, est à rapprocher de Bages (roussillon) dont la racine pré-indo-européenne signifie marécage.


Le territoire d'Estavar fut légué en 1094 par le comte Guillem Ramon de Cerdanya, à Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà), et à la fin du XIIe siècle la seigneurie était à Bernat II de Llo (alion), Seigneur de So (Usson), de Queragut et d'Evol.


Le Roi Pere Ier de Catalogne-Aragon l'attribua à son vassal, le comte de Foix, en 1209, après quoi son fils le roi Jaume Ier (le conquérant) la restitua en 1236, à Bernat III de Llo et de So.


Cette seigneurie suivit dès lors la même destinée que la vicomté d'Evol à laquelle elle fut rattachée, et le duc d'Hixar en fut le dernier titulaire à la Révolution Française.


La belle église romane d'Estavar possède de très intéressantes peintures murales, parfaitement représentatives de l'ornementation romane catalane, dont en particulier la fresque du "Pantocrator".

Les principales abbayes: Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà), Sant Marti del Canigo, Marcevol, possédaient des droits sur Eina (Esna au Xe siècle). Cependant le château et la seigneurie appartinrent au prieuré de Cornella de Conflent jusqu'à la Révolution Française.


L'économie de cette localité, principalement dédiée à l'élevage, ainsi que la majeure partie du plateau cerdan, s'agrémentait de ressources minières, dues à la présence de filon de minerai de fer.


La petite église Sant Miquel abritai une des plus belle vierges (Mare de Deu) romane de toute la catalogne.

Cette statuette polychromée du XIIe siècle, à disparu récemment.

Le petit village de Fossa était composé de trois lieux-dits, dont "Fossa", Perles", et "Cabanes".


Perles provient du Roman "Pedrolas" ,lui même du latin Petra (pierres) Eolas (terres).


Cet ensemble dépendait a la veille de la Révolution Française ,des Seigneurs de Sornia, mais diverses communautés y avaient possédés des droits et biens, telles; Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà), Sant Policarp de Razes, et Sant Marti de Les (saint Martin Lys) qui marquait l'extrême limite des territoires Catalans, avant le Traité de Corbeil.

Le nom d'origine latine qui était mentionné "Gluvianas" en 1011, n'évolua en Glorianes qu'à partir du milieu du XIVe siècle.


À partir du XIe siècle, les droits sur Glorianes allaient à Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà), au Prieuré de Marcevol, et au monastère de Serrabona.


Au XIVe siècle et sous la haute seigneurie du vicomte d'Illa, Pere de Fenollet, la seigneurie passa à une branche familiale des Perellos.


En 1393, elle était à Ponç de Perellos majordome du Roi Joan Ier de Catalogne-Aragon, puis par voie d'alliances et de successions, c'est la maison de Perapertusa (Peyrepertuse) qui la détient jusqu'à la Révolution Française.

Le petit étang au bord duquel s'était développé le village primitif, avait donné le nom de "La Llaguna", qui signifie "Lagune".


Ce nom partiellement francisé en llagonne à perdu toute signification autant en catalan, qu'en français.


La Llaguna fut légué par le comte Sunifred de Cerdanya, à Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà), en 942, qui conserva cette propriété jusqu'à la Révolution Française.


Il semblerait que le village initial se situait au lieu dit "l'Iglésia vella".


Il fut déplacé vers le XIIe siècle pour des impératifs de défense, et fut alors fortifié.


La tour ronde qui domine la localité, vestige du château médiéval, côtoie l'église Sant Vicens, qui abrite un très beau mobilier roman.

La municipalité est un regroupement de hameaux (veinats) et de fermes (masos) dont certains ont disparu depuis.


En Catalan l'article "los" (les, en Français) provient du latin "Illos" c'est un archaïsme car le Catalan contemporain utilise plus volontiers la forme "els".


Ce groupe d'habitant s'appelait "els Villars" jusqu'au XIVe siècle, et comprenait Avellanet, Lloncet, Llonat, qui dépendait de Sant Marti de Canigo jusqu'à la Révolution Française, et la Sacristia disparue de nos jours qui dépendait de Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà).


L'église Sant Just i Sant Pastor de Llonat fut totalement reconstruite au XVIIe siècle; elle abrite de beaux retables baroques.

Le nom est demeuré inchangé depuis le Xe siècle et la localité englobait l'ancien lieu-dit de Conangle et le Castell de Creu (château de croix).


Matamala fut léguée en 965 par le Comte Sunifred de Cerdanya, à Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà), qui conserva ce bien jusqu'à la Révolution Française.


Cependant, les Comtes de Cerdanya gardèrent le "Castell de Creu" qui eut pour seigneurs, Pere de Domanova, au XIIe siècle, lui même vassal des Vicomtes de Castellnou; Bernat de So, au début du XIVe siècle; et Bereguen d'Oms, à la fin du XIVe siècle.


Le nom de Matamala (prononcé matemale), évoque bien sur le barrage construit en 1950, afin d'alimenter les centrales hydroélectriques de la vallée de l'Aude.


La localité fut autrefois réputée pour sa fameuse foret "de la Mata", dont les conifères étaient très recherchés pour leurs qualités en matière de charpente de marine.


La plupart des coques et mature de nos barques catalanes, mais aussi de nos anciens Chebecs (Xabecs) et autres vaisseaux de prestige, utilisaient les bois de cette foret.

Alors que le territoire de Montbolo appartenait à divers ayants droits, tels Ansemund de Cameles, et Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà), le château et la seigneurie dépendaient de la Vicomté de Castellnou, sous la souveraineté des Comtes de Besalú.


Lorsque s'éteignit le dernier Vicomte de Castellnou, Jasper V, en 1321, (et avec lui la branche vicomtale) la Seigneurie de Montbolo demeura dans la Baronnie de Castelnou jusqu'à la fin de XIVe siècle, après quoi elle retourna au domaine royal (dans la couronne catalane).


Montbolo possède une très remarquable église romane dont les puissantes fortifications sont constituées de chemins de ronde percés d'archères qui couronnent la nef, elle même flanquée de deux absides quadrangulaires en forme de tours fortes.


En 1276, cette fortification fut assiégée par une coalition de seigneurs, menée par Arnau de Cortsavi et Guillem de Canet, en litige avec le Vicomte Guillem VI de Castellnou.


Seule l'intervention directe du futur Roi Pere II de Catalogne-Aragon (Pierre 2 le grand), à la tête de 300 hommes d'armes, put pacifier cette altercation.

Prada au singulier, Prades au pluriel, signifient près et pâturages.


La couronne Catalane avait confié la Seigneurie de Prada à l'Abbaye de Lagrasse (Languedoc), elle retourna bien royal en 1588, au sein de la couronne Catalano-Aragonaise, jusqu'à la fin de l'ancien Régime.


Miron 1er, Comte du Roussillon et frère de Wilfred le Velu crée Saint Michel de Cuxa en l'an 879


Les premières fortifications s'effectuèrent au début du XIVe siècle, lors de conflits opposant les deux branches royales catalanes de Majorque et de Catalogne-Aragon, la ville fût investie à deux reprises par le Roi Pere III de Catalogne-Aragon.


Celui-ci en guise de représailles imposa une amende à la ville, payable pour moitié par l'Abbaye de Lagrasse.


Il semblerait que les fortifications de Prada n'étaient guère importantes, la capitale du Conflent étant à ces époques Vilafranca de Conflent.


Il subsiste la tour de l'horloge, une partie de la nef de l'Église Sant Pere (Saint pierre), et surtout le magnifique clocher tour Roman.


L'église abrite un splendide maître retable de Josep Sunyer, de la fin du XVIIe siècle.


C'est à Prada que le violoncelliste compositeur de renommée universelle Pau Casals, initia un festival de musique en 1950, cette manifestation se déroule chaque année sous le nom de Festival Pau Casals.

L'ancien monastère de "Sant Pau de Monisat" ou "Sant Pau de Valloles" est à l'origine de la localité de Saint Paul.


Afin d'aider a la subsistance de ce monastère le Comte Sunifred de Cerdany, Seigneur de Fenolledes, lui légua ses droits sur Campossé et Palmes en l'an 1000.


Son neveu le Comte Bernat Tallaferro, en fit donation à Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà).


L'histoire de Sant Pau de Fenollet est indissociable de celle du Comte de Fenolledes, créé des l'an 870 par la famille comtale d'Urgell-Cerdanya, ce comté passa par succession directe aux Comtes De Besalú, puis aux Comtes de Barcelona, Roi de Catalogne Aragon, jusqu'à ce que le Traité de Corbeil signé entre les rois Jaume Ier "el Conqueridor" (Jacques Ier le conquérant) et Louis IX de France, en 1258, détache ce territoire du reste de la Catalogne.


En 1543, la ville fut rasée par les forces du Marquis d'Aguilar, lieutenant de Catalogne.

Jusqu'au XIIe siècle, Sornia était partagé en de nombreuses propriétés qui furent regroupées successivement par les comtes Sunifred de Cerdanya, et Bernat Tallaferro de Besalú, en faveur de Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà).


A partir du XIIe siècle, les Vicomtes de Fenollet, vassaux des Comtes de Barcelona, Rois de Catalogne-Aragon, favorisèrent l'implantation d'une commanderie Templière à Sournia, en leur léguant de nombreux biens et droits.


Au cours de la première moitié du XVe siècle, la seigneurie appartenait à Pere Ramon de Montesquiu (Montesquieu des alberes), avec Bellestàr (belesta), Caladroer (caladroy), et Rasigueres.


Peu avant la Révolution Française, c'est la famille des Castéras qui en disposait.


Les ruines de l'ancien château médiéval de Sournia, à l'extérieur de la localité, sont appelées le "Castellas".


Les environs de Sournia recèlent encore d'importants vestiges d'époques médiévale, tel les anciens Châteaux de Arça et de Corbós, ainsi que leurs petites chapelles romanes.

L'ancien "Teresago" d'origine gallo-romaine, dépendait de Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà) depuis le milieu du Xe siècle, jusqu'à la fin de l'ancien régime.


La Seigneurie de Tererach ainsi que celle d'Arbussols était détenue par le "Paborde" rattaché aux paroisses de Fillols, Puilaurens et Fenouillet.


Le territoire de Tarerach fût occupé aux époques préhistoriques, ainsi qu'en témoignent quelques dolmens et roches gravées; on note aussi la présence d'habitats du néolithique.

Deux dolmens attestent de l'occupation du territoire dès l'ère mégalithique. Celui de Taupèls est l'un des plus intéressants des Pyrénées-Orientales.


En 1163 l'Abbaye Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà), située dans le Conflent, possédait des terres dans la paroisse de Trilla. Puis, comme tout le Fenouillèdes, le village va être intégré au Comté Catalan de Cerdagne-besalu, et ce, jusqu'au le Traité de Corbeil (1258), qui restitue la région à la couronne de France.


Aujourd'hui tourné vers le tourisme, Trilla dispose d'infrastructures d'accueil et de loisirs conviviales à proximité du plan d'eau de l'Agly. A découvrir, le départ de nombreux sentiers de randonnées.

Mentionné "viranum" en latin au XIe siècle, le village s'était établi sur un fundus d'époque gallo-romaine dont il à pris le nom.


A partir du XIVe siècle, le village prit définitivement l'appellation catalane "Virà" qui en découle.


On dispose de peu d'informations sur l'histoire de Virà, hormis que Saint Michel de Cuxa (Sant Miquel de Cuixà) au XIe siècle, puis le chapitre de Sant Pau de Fenollet, y possédaient quelques droits.


La Seigneurie de Virà, associé à celle de Perles dépendait de la famille de Viver, vassaux des Vicomtes de Fenollet.

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