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Villes et Villages des Pyrénées Orientales

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> COMTES DU ROUSSILLON - Le Guide 66 - Pyrénées Orientales

Le village est évoqué pour la première fois en 1153, mais sous le nom de Malpas, autrement dit "le mauvais passage".


On suppose que ce nom était dû au fait que le village se trouvait sur la voie antique conduisant de Salses à Ruscino, et que le passage à gué de la Têt y était souvent rendu difficile par les crues.


A partir de 1268 (Bonopassu), Malpàs se transforme dans les textes en Bonpàs, autrement dit le mauvais passage est devenu est un bon passage.


Au XIIe siècle, la Seigneurie de Bompas était détenue par les Comtes du Roussillon, mais, peu à peu, ceux-ci abandonnent à l'ordre du Temple tous les biens qu'ils possédaient sur ce territoire. Les templiers seront donc seigneurs de Bompas jusqu'en 1312, date de la dissolution de l'ordre en Catalogne.


La seigneurie passe alors entre les mains d'autres religieux, les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, qui conserveront Bompas jusqu'à la Révolution.

Après les grandes invasions du Ve siècle, une population de pêcheurs et d'agriculteurs d'origine wisigothe s'installa au pied de la colline.


C'est avant l'An mille que le premier château de Canet fut édifié, à l'intérieur des terres sur une hauteur naturelle, artificiellement surélevée, les abords de la plage étant devenus dangereux à cause des incursions des pirates barbaresques.


Peu à peu, le village grandit sous la protection du donjon seigneurial en même temps que Perpignan supplantait l'antique Ruscino dans le rôle de capitale des Comtes du Roussillon.


Canet retrouva alors, durant tout le moyen-âge,une grande prospérité liée au développement de Perpignan, dont notre plage constituait le "port" naturel.


Vigne, céréales, élevage ovin, pêche, salins enrichirent la population qui put ainsi acheter d'importantes franchises à ses seigneurs dans le courant du XIIIe siècle.


Le déclin du Roussillon et de Canet s'amorça avec la disparition du royaume de Majorque (1272-1344). La guerre franco-espagnole qui prit fin en 1659 consomma la ruine. L'activité de la plage cessa progressivement et les salins furent abandonnés, faisant place à une zone de marécages pestilentiels. A la fin du XIIIe siècle, la population était tombée à moins de 200 habitants.


Canet connu un renouveau au siècle suivant grâce à l'assèchement des marais et à l'extension du vignoble. Au même moment, la mode des bains de mer attirait la foule des perpignanais sur notre plage, dés le retour des beaux jours. Les congés payés et l'explosion touristique de l'après-guerre promurent Canet au rang de station balnéaire de renom, au détriment de ses activités traditionnelles, agriculture et pêche.

Il est coutume de croire que Cervera doit son nom à Kerebus, chien gardien des enfers de la Mythologie, et située à la fin des Gaules.


Cette hypothèse pourtant fantaisiste a servi de base sérieuse à l'origine du tracé de la frontière Franco-Espagnole du Traité des Pyrénées.


En fait le nom de Cervera provient de la racine pré-indo-européenne "Ker", qui a donné "Quer" en Catalan ( Tour de Querroig, Château de Queribus, etc) et qui signifie rocher, associée au suffixe Ibère "Erri" qui signifie "Lieu".


Kerverri fut latinisé en Cervarea, et en 1155, apparaît le nom Catalan définitif: Cervera.


Le château de Querroig qui appartenait aux Seigneurs de Cervera, se situait à la limite entre les Comtes du Roussillon, et le Comté de Peralada; c'est d'ailleurs la famille de Rocaberti, Seigneurs de Peralada qui détinrent les droits sur Cervera, du XIVe au XVIIe siècles.


A la seigneurie de Cervera était associée la seigneurie des "Abelles", sur le territoire de Banyuls, que les Rocaberti offrirent à leur "Masover" (Gérant d'une exploitation agricole) Cosme Xatard, qui prit le nom de "Seigneur des Abeilles".

Collioure est la destination de nombreux navigateurs phocéens, romains et grecs qui en font un site archéologique très riche.


En 673, Wamba Roi des Wisigoths occupe Collioure et lui donne le nom de Caucoliberis (Port d'Elne) confirmant ainsi son rôle de port de commerce.


Dès 981, les Comtes du Roussillon et les Rois de Majorque commencent à aménager et à fortifier Collioure qui devient entre 1276 et 1344 la Résidence d'été des Rois de Majorque.


Tout au long du XIIIe, de nombreuses croisades religieuses traversent Collioure telles que les Templiers en 1207 (d'où la fameuse légende du trésor des chevaliers des Templiers), les Cisterciens en 1242 et les Dominicains en 1280.

L'histoire de Perpignan démarre à Ruscino (prés de Château Roussillon).


Fondé au VIe siècle avant notre ère, l'oppidum de Ruscino était alors composé d'Ibères et de Sordes.


Les Grecs qui avaient fondé Massilia (Marseille), Agathé-Tyché (Agde) et Emporion (Gérone) connaissaient bien Ruscino. Ils commerçaient avec lui du vin et de l'huile d'olives.


Ce fut aussi l'époque de la légendaire voie d'Héraclès future Voie Domitienne lors de l'arrivée des Romain au IIe siècle avant JC.


C'était la capitale du Pagus Ruscinonensis (Roussillon). Les autres Pagus étaient, Pagus Conflentis (Conflent), Pagus Valli Asperi (Vallespir), Pagus Livientis (Cerdagne).


Ruscino se dépeupla au profit de la Villa Perpiniani située à l'emplacement actuel de la ville de Perpignan.


La mention la plus ancienne du nom de la ville de Perpignan date de l'an 927.


C'est au Moyen Âge, à partir du Xe siècle, que la ville connaît son essor. elle devient la propriété des Comtes du Roussillon, gagnant en importance jusqu'à attirer l'évêque, résidant à Elne.


Guifred II assista, le 16 juin 1025, à la consécration de l'église du vieux Saint-Jean de Perpignan.


Entre 1276 et 1344, la ville est alors la capitale du Royaume de Majorque, sa population et sa surface quadruplent en moins d'un siècle.


C'est l'époque des grands chantiers, ceux de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste et du Palais des rois de Majorque.


Elle connut une période de prospérité grâce à son commerce et son agriculture.


En 1344, elle perd son statut de capitale par l'absorption du royaume de Majorque dans la couronne d'Aragon.


Dès 1346 elle est durement touchée par la peste noire.


Prise par les armées de Louis XIII en 1642, elle est annexée avec le reste du Roussillon au royaume de France par le Traité des Pyrénées de 1659.


1840, c'est le début d'une nouvelle époque favorable avec les réalisations du pont du Castillet, des Quais de la Basse, du Palais de justice et de la préfecture.


Aujourd'hui Perpignan, un pôle dynamique, est la deuxième ville de la Catalogne après Barcelone.

Dès le Xe siècle le territoire de Torrelles était très morcelé, et les divers propriétaires en étaient Sant Miquel de Cuixà, Sant Génis de Fontanes, Sant Pere de Rodes, et Sant Pere de Camprodon.


Cette situation fît que Torrelles était aussi partagée en divers seigneuries, parmi lesquelles celle de Guitard Gausbert de Torrelles dont la descendance se perpétua jusqu'à la fin du XVIe siècle.


Ces divers co-seigneurs possédaient leurs propres châteaux et fortifications, ce qui donna à l'ensemble le nom de Torrelles.


En effet, ce nom servait à désigner un ensemble d'ouvrages fortifiés distincts.


A la fin du XIIe siècle, ces co-seigneurs décidèrent d'édifier une enceinte fortifiée commune (Força Comuna).


Parmi ces derniers se détachèrent les figures de Ramon de Castellrosselló, sa femme Saurimunda de Peralada, (couple immortalisé par la légende Guillem de Cabestany), mais aussi la puissante Maison des Urtx; le Comte Ponç IV d'Empúries; Ponç V de Vernet, Seigneur de Cadaqués, ainsi que le Roi Jaume II de Mallorca.


Hormis l'ancienne collégiale de Sant Julià, complètement transformée au début du siècle, il ne reste plus de trace significative de ces fortifications qui formaient jadis un ensemble monumental d'importance.


L'actuel ermitage de Nostra Senyora de Juhegues, dont le nom latin initial "Villa Judaicas" désignait son possesseur, était un domaine sur lequel s'élevait la Chapelle Santa Maria.


Au moyen-âge, l'embouchure de la Têt se trouvait à Torrelles, et formait un petit port, ou les pirates pouvaient trouver un débarcadère privilégié.


Afin d'éviter cela, les Comtes du Roussillon firent déplacer le cours de la Têt à partir de Castell-Rosselló jusqu'à Canet, et laissèrent Torrelles s'ensabler.

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